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Vous, simples mortels, vous vous pensez seuls dans votre univers pourtant deux mondes se cachent dans votre galaxie... Des mondes qui dépassent même votre pensée et vos rêves, des lieux dans lesquels d'étranges créatures et d'étranges humains à pouvoir y habitent. Mais vous, humain qui pensiez tous savoir, vous ne connaissez même pas l'existence de la reine de votre Terre, ni même l'existence du monde des Merveilles et d'Apocalypsia ainsi que leurs deux reines. Que derrière le bout de votre nez, il y a des humains avec des pouvoirs et des créatures aux apparences humaines et qu'à l'opposer de votre société existe un autre système, celui d'une grande déesse et de ses enfants dirigeant un autre monde, celui des monstres et des élus.
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No one lives forever. [Nora Jiliham]

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Localisation : Sur les routes, dans une auberge près de la chaleur d'un foyer... T'en fais pas, on se rencontrera bien assez tôt.
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Nora Jiliham
L'ankou des mouches
Mar 22 Nov - 9:30

Jiliham Nora


Nom :Anciennement JilihamPrénom :NoraAge :62 ansRace : AnkouÎle :De résidence? Aucune à vrai dire. En ce moment, il est à Lunatémis cela dit.Métier :Pour lui, son seul réel métier est celui de faucheur. Mais il reste débrouillard et peut arborer diverses casquettes selon les besoins.Orientation sexuelle :Bisexuel

Mental

Nora étant un Ankou, sa personnalité,a différé de celle d'un humain lambda en plusieurs points. Et nous y reviendrons car c'est loin d'être anodin, mais avant cela, il convient de présenter un tant soit peu son caractère en tant qu'individu et ce qu'il a hérité de sa condition perdue d'humain.

Le trait de caractère qui a été le plus constant au cours des années qu'a vécu notre protagoniste, est sans doute son attitude générale. Nora a toujours eu une manière bien à lui d'aborder les problèmes, qui peut parfois laisser penser qu'il manque d'implication ou même qu'il se laisse aller à l'égoïsme. Il n'en est rien et c'est même le contraire. Les gens qui le connaissent bien (et qui ne sont hélas plus si nombreux que ça) savent que Nora est un perfectionniste qui tient à ce que tout « fonctionne au mieux », ce à quoi il s'affaire de son mieux. Même si son idéal de justice ne convient pas toujours à tout le monde.

Entendez moi bien, notre Nora n'est pas non plus du genre à imposer ses idées, en tout cas, pas sans laisser des alternatives. Mais, à défaut d'une meilleur solution ou de bons arguments qui le contredisent, il n'hésitera pas à faire les choses à sa façon, quitte à ce qu'il y ait des mécontents.

Il n'est pas égoïste cela dit, bien au contraire, peut être est il simplement poussé par un idéalisme un peu naïf, qui le pousse à essayer de contenter tout le monde.

Mais j'en vois quelques un qui se sont arrêtés au mot idéalisme. C'est une bonne chose. Nora est-il idéaliste ? Et bien oui et non. Il est bourré d'idéaux, sur tout et n'importe quoi. Des rêves irréalisables qui semblent pourtant vouloir lui dicter comment façonner la réalité. Et, du plus profond de son cœur, il veut les accomplir.

Mais pourtant, il s'est toujours refusé à laisser ses idéaux et ses rêves le détourner de la réalité. Parfois sans succès certes, c'est pourtant un exercice auquel il s'est suffisamment prêté pour jouir d'une certaine expertise dans le domaine. En toutes chose, Nora cherche à définir des objectifs concrets et les moyens de les réaliser.

Un autre de ses grands principes, et qui vaut autant maintenant que lorsque son cœur battait : Nora méprise le pouvoir qu'il laisse bien volontiers aux orgueilleux. Il n'est pas franchement dépourvu d'ambition, mais préfère généralement agir de façon direct et à son échelle plutôt que de décider. Il ne serait pas non plus incorrect d'affirmer que le pouvoir lui fait peur. Il ne s'agit pas vraiment d'un problème de manque de confiance, ou en tout cas pas la plupart du temps, mais plutôt de la peur d'y perdre un certain confort. Celui de l'indépendance. La liberté de mener sa non-vie de son coté et faire les choses à sa façon.

Maintenant, vous vous en doutez bien, mourir et devenir une créature annonciatrice de mort crainte par tous a quelque peu changé la donne.

Cela fait déjà un moment que Nora doit s’accommoder de sa condition d'Ankou. Et on ne peut plus vraiment dire que son esprit évoque celui d'un humain normal. Par exemple, ses émotions. Ce n'est pas qu'il en est dépourvu, et encore heureux, mais au fil du temps et des vies dont il a du assurer l'extinction, elles se sont quelque peu émoussées. Il a appris à les laisser de coté, à s'assurer qu'elles ne prennent pas le dessus sur sa raison. Tout cela c'est fait sans vraiment qu'il ne s'en rende compte, et plutôt malgré lui en fait. De fait, il n'hésite pas à se contredire, dépréciant son office avant d'expliquer moins d'une heure plus tard a quel point elle est essentielle. Râleur, sûrement. Cynique, parfois. Il reste néammoins toujours extrêmement digne et à un respect sincère pour son rôle.

On pourrait voir cela comme un mécanisme de défense logique, vu la tâche sordide que sa condition lui impose, et c'est vrai mais il n'y a pas que ça. Là ou les vivants changent, s'adaptent, s'améliorent ou dépérissent, il reste le même. Spectateurs des mêmes événements,  des mêmes personnes, des mêmes actes depuis bien trop d'années. Bien sûr, rien n'est jamais parfaitement identique à ce qu'il a pu connaître, mais toujours un peu plus familier, banal.  

En dehors de ça, il s'est finalement plutôt bien habitué à sa condition, qui il faut l'avouer apporte quelques avantages. Mais plus que ça, il a un profond respect pour l'Empereur et la tâche que ce dernier lui a confié. Et derrière les plaintes et les soupirs qu'il se permet bien souvent, il reste déterminé à faire au mieux et se plaît à imaginer qu'il amène un peu d'ordre dans un monde qui en a bien besoin.

Non pas que ça lui plaise d'envoyer vers l'au-delà des gens qui le plus souvent ne l'ont pas mérité, bien au contraire. Il déteste avoir à « guider » les âmes vers un lieu somme-toute inconnu et dont elle ne reviendra jamais. Il déteste les voir se retourner juste avant de partir pour demander d'un simple regard « C'est vraiment nécessaire ? ». Mais pourtant, même si c'est dur, et que ce n'est pas toujours juste, il croit dur comme fer à la nécessité du travail qu'il accomplit.

Enfin, même après des années, même si il sait bien que tout ça c'est fini pour lui, il aime à se considérer encore comme un humain. Il se permet de penser à son ancienne vie, à son ancienne famille, et a d'ailleurs gardé son nom durant toute ses années. Il aime à faire semblant de vivre et d'aimer les choses qu'il a autrefois aimé, sinon par envie mais par habitude. Il aime aussi à penser qu'en représentant la mort, il aide parfois à souligner la beauté qu'il y a dans la vie, histoire de ne pas toujours avoir le mauvais rôle.

Histoire

Ce soir, un être de plus reçoit le don de la vie. La nuit est déjà bien avancée, une nuit comme on en voit que dans les confins du désert. Silencieuse, froide, mais aussi paradoxalement magnifique et unique. Loin des villes humaines et troublée uniquement par la faune disparate de ces lieux et les vents qui parcourent les dunes. Cette fois-ci, sous les tentures à l'abri du froid et de la lueur des astres, le silence est rompu par un cri. L'appréhension fait rapidement place à la joie de voir la famille s'agrandir. Malgré des paupières qui peinent à s'ouvrir on remarque immédiatement les pupilles particulièrement sombres du garçon et, puisqu'il a profité d'une nuit sans lune pour naître, on décide que la coïncidence est trop belle et par déformation du mot « noir » on nomme le nourrisson « Nora ».

Aussi inhospitalier soit-il, le désert d'Ouraga fut pour Nora un berceau, son berceau. Et il deviendra par la suite le seul endroit qu'il puisse véritablement considérer comme sa maison. Dangereux, ingrat, parfois même hostile, le désert à pourtant toujours eu une place de choix dans sa vie. Comme foyer donc, mais aussi comme un maître, un professeur, parfois même un ami. Éleveurs sans terres, parias, le clan de Nora était nomade depuis aussi longtemps que les écrits pouvaient en témoigner. Dès son plus jeune âge, il apprit à vivre avec le désert, à s'en protéger, mais aussi à l'apprivoiser, le dompter. Avant même de savoir lire ou écrire, il avait appris à se repérer grâce aux étoiles et à ne jamais sortir du camp sans son chameau qui constituait son seul salut en cas de tempête. Il a appris à toujours garder son calme, à écouter et à attendre. Il a aussi acquis une culture unique, à la fois bariolée, faite de musiques et de poèmes, mais pourtant très discrète et humble. C'est une vie que Nora n'a jamais  vraiment quitté, son statut d'Ankou ne le dépaysant pas, puisqu'il vit sans attaches, là ou son devoir et ses principes le guident. Aux yeux du faucheur, la liberté et la précarité ont toujours été d'étroites amantes et être trop proche de l'une peut rapidement amener à s'attirer les foudres de l'autre.  Mais c'est une chose dont il a conscience, et un sacrifice qu'il a toujours été prêt à faire.

C'est ainsi que Nora grandit, loin des foules et de la plupart de ses semblables. Avec son clan, sorte de grande famille unie parfois par les liens du sang, toujours par l'honneur et le respect de l'autre, il voyageait et n'entretenait que peu de contacts et avec l'extérieur. Ainsi, durant toute l'enfance de Nora, le monde se divisa en deux. Son clan et les autres. Ce n'est pas vraiment qu'il n'aimait pas les autres, loin s'en faut, mais il ne les connaissait pas. Et habitué à la faune du désert ou ce que tu ne connais pas est au mieux inoffensif, au pire mortel, mais jamais fondamentalement sympathique, la méfiance était la réaction qui s'imposait le mieux vis-à-vis de tout inconnu. Même lorsque le groupe faisait halte dans une oasis pour commercer ou s'approvisionner, il restait loin des étrangers, échangeant avec les autres enfants plus de jeux que de paroles.

La majorité de son temps donc, il le passait avec sa famille. Sa mère, une femme grande et belle, qui ne parlait peu mais négociait comme un général mène une bataille. Son père était au contraire bien plus expansif et se sentait plus à l'aise lorsqu'il s'occupait des bêtes que lorsqu'il traitait avec ses semblables. Cela ne l'empêchait pas d'avoir un certain goût pour les célébrations. Le couple eut également, avant Nora, une fille et un autre garçon après la naissance du faucheur. La sœur de Nora, Nayeli   ressemblait beaucoup à sa mère, à la différence qu'elle n'a jamais semblé vouloir se contenter de la vie nomade qu'ils menaient, rêvant de villes cosmopolites grouillant d'activités et de denrées exotiques. Nasim, le benjamin quant à lui... chaque fratrie voit un de ses membres se démarquer et c'est lui qui sort du lot. Au premier regard, la plupart des gens ont tendance à penser.. Et bien qu'il n'est pas des plus futés. Il pense et vit à sa façon et à son rythme. Pas forcément très cultivé, ou même très malin en fait, mais débrouillard. Sa gentillesse lui évitait la plupart des torts que son impulsivité menaçait de lui causer. Efficace et capable. Même pour un enfant du désert, son instinct et son aptitude naturelle à éviter les ennuis du genre mortels étaient sans pareils.

Ce portrait du jeune Nora, je ne le dresse pas en vain voyez vous, car il aura une importance capitale lorsqu'il s'agira de comprendre les rouages derrière les évènements que je vais vous narrer. À ce moment de notre récit, il a 14 ans et la vie rigoureuse qu'il mène explique que le garçon devienne déjà un jeune adulte. Enfin, il en a le temperament en tout cas, mais encore beaucoup de choses à apprendre.

Même si ils restent timides, ces contacts avec les gens d'Ouraga se font plus fréquents. Pour tout un tas de raisons. Parce que les tempêtes de sable et les orages se font de plus en plus nombreux, parce que de fait la demande se fait plus importante et qu'il faut donc en profiter en intensifiant les échanges commerciaux, et puis plus simplement parce que l'enfant devient chaque année plus autonome et qu'il doit apprendre à connaître les étrangers si il veut s'en sortir en tant qu'adulte.

Et quelque part, il ne demande que ça. Comme vous le savez, le désert l'a rendu méfiant, mais aussi paradoxalement curieux. Et si l'idée de suivre des leçons est loin de le ravir, celle d'explorer, de découvrir, d'expérimenter, devient rapidement plus grisante à ses yeux.

C'est donc un adolescent discret, mais curieux. Qui aime observer et rester en retrait dans un premier temps mais ne refusera nullement le contact, au contraire. De cette façon, il en vient à nouer  des amitiés, des rivalités, même des haines et des flirts. Mais toujours temporaires. Pour une semaine, ou peut être deux. Peu importait finalement.

Peu importait, car même alors Nora savait relativiser les évènements qui affectaient sa vie. Il savait laisser de côté les joies et les peines lorsque c'était nécessaire et simplement profiter du fait d'être en vie. De penser à la richesse et à la beauté du monde sans se perdre dans les guerres d'orgueils qui semblaient si chères à sa race.

Une chose importait plus que tout en revanche.

Ce fut en effet le moment ou Nora commença à remarquer certaines choses durant leurs séjours de plus en plus fréquent auprès de la civilisation. Parfois, seulement parfois, sa grande sœur voyait quelqu'un. De façon discrète cela dit, l'intéressée n'étant de toute manière pas femme à faire étalage de ce genre de choses. Pas assez discrète pourtant pour que Nora n'en remarque rien. Après tout, il était encore fréquent que la fratrie partage la même chambre malgré leur âge.

En substance, la chose ne posait pas de problème. La sœur de Nora avait dix-huit printemps derrière elle et  il n'avait pas vraiment pour habitude d'intervenir dans sa vie, a fortiori dans sa vie sentimentale. Il restait néanmoins curieux. Et lorsqu'il entreprit de se renseigner, à sa façon et sans vraiment en notifier sa frangine, quelque chose lui mit la puce à l'oreille. Plusieurs choses. Car oui, même pour son cadet aux abords naïfs, à la maigre expérience des choses de la civilisation comme de l'humour, la situation était préoccupante. Préoccupante est ici un euphémisme de taille.

Commençons par la relation en elle-même. Elle était, dans un premier temps secrète. Au mieux l'ainée restait évasive, au pire il lui est arrivé de mentir ouvertement. Sans parler du fait qu'elle n'évoquait la liaison qu'à demi mot, après avoir été pressée avec insistance par la curiosité de son frère, acculée si l'on puis dire par une série de coïncidences qu'elle peinait à expliquer sans se trahir.

Ensuite, venait l'amant dont il est question. Le détail le plus frappant était son âge. Il avait bien 15, sinon 20, ans de plus que celle qu'il courtisait. Et puis, cet homme n'était pas n'importe qui. Un notable influent tant dans la vie mondaine que politique de la région.

Enfin, et c'est la qu'était le problème. C'est que Nora connaissait sa sœur sur le bout des doigts. Elle avait beau être alors plutôt douée pour jouer des apparences ou des mots, ça ne prenait pas. Pas avec lui. Et, qu'elle ait des amours et des amants (même s'il ne saisissait encore que vaguement le concept) ne lui posait aucun problème. Qu'elle lui cache des choses, et bien c'était quelque chose qu'il pouvait tolérer. Seulement, il savait, il voyait qu'elle n'était pas heureuse. Et c'était quelque chose qu'il ne pouvait tolérer.

Ou du moins pas éternellement. Car il toléra cette situation un moment. Un mois. Puis deux. Puis six mois et deux ans.. Sans que les choses ne s'arrangent. Au contraire, les « entrevues » des deux intéressés gagnaient en fréquence avec le temps. Plus le temps passait, plus Nora comprenait en quoi elles consistaient, et plus ça le répugnait. Et puis au bout de quatre ans, près de 1500 jours, Nora craqua. Sans vraiment s'en rendre compte, il suivit sa sœur jusqu'à la résidence de son amant où elle avait rendez-vous. La, il contourna la propriété afin d'accéder aux logements du personnel par la cour intérieure.

Malgré ses précautions, il fut remarqué par l'une des domestiques, mais son instinct le sauva et la pauvre femme désemparée par la situation ne sut rien faire pour le stopper. Pour le garçon du désert il était trop tard pour reculer et il entama donc une fuite en avant à travers les couloirs. Jusqu'à ce qu'il tombe nez à nez avec cet homme. Celui qu'il haïssait et qui était en train de ruiner la vie de sa sœur. Là, devant lui vêtu d'un simple survêtement à peu près aussi confus que ne l'était notre héros. Et tout s'est passé très vite, trop vite pour que Nora puisse saisir la portée des évènements, ou même prendre réellement conscience de ce qu'il se passait. En une impulsion il passait au-dessus de la table basse qui occupait le centre de la pièce. Profitant de son élan, il laissa ses phalanges s'abattre sur le visage de l'homme avant qu'il n'ait le temps de réagir. Reculant de quelques pas, il faillit tomber mais finit par recouvrer ses appuis pour se préparer au prochain assaut de Nora. Sa garde haute masquant tant bien que mal le filet de sang qui coulait jusqu'à sa lèvre supérieure. Après avoir évité un nouvel assaut en se décalant de quelques pas il frappait sous la garde de l'adolescent avant de profiter du choc pour lui asséner un crochet du droit au niveau du plexus scolaire. Il ne fut pas alors pas difficile de faire chuter le fils du désert d'un coup de pied derrière la rotule. Nora se retrouva alors repoussé pour atterrir sur le ventre alors que l'on agrippait sa main droite pour y exercer une torsion douloureuse. Plus il se débattait, et plus son humérus menaçait de rompre. Nora se calma donc un moment. En tout cas, il contint sa rage l'espace d'un instant, juste de quoi amener son adversaire à relâcher sa garde et s'extirper de sa prise. Sachant qu'il s'exposait à des représailles il entreprit de rouler sur sa gauche pour y échapper mais percuta la table basse susmentionnée ses coudes heurtant douloureusement le meuble. Il tâcha tout de même de se relever, mais fut interrompu par un violent coup de pied dans son dos. Puis un autre, et un autre qui lui arrachèrent une série de cris. En désespoir de cause, Nora se saisit à pleine main du morceau d'un des pieds de la table, et se servit de ce poignard improvisé pour meurtrir la jambe qui entamait un nouveau mouvement de balancier.

Après ça, tout était flou. Au moment de raconter sa version des faits, il dit se souvenir avoir couru un moment et s'être perdu dans les couloirs et avoir été de nouveau maîtrisé ensuite. Il a concédé s'être « battu comme un diable » pour citer l'expression employée par l'inspecteur, mais nia avoir voulu tuer. Son clan puisa dans ses ressources afin d'engager un avocat digne de ce nom, quitte à devoir vendre une partie des stocks de sel qu'ils avaient en réserve pour faire monter les prix. Pourtant le procès fut expédié, et on invoqua un texte obscur qui stipulait que comme le sang avait coulé, il s'agissait d'une tentative d'homicide. Couplé à l'intrusion par effraction et au fait que Nora ne puisse réellement se défendre d'un autre mobile, on conclut qu'il y avait préméditation. Il n'en fallut pas plus.

19 ans. C'est l'âge auquel Nora dût gravir les marches qui menaient à l'échafaud. Après avoir tapé du poing jusqu'à s'en briser les phalanges, après avoir pleuré toutes les larmes de son corps, après avoir dû affronter les regards de ses proches qui demandaient « pourquoi ». Il avait bien essayé de s'y préparer, de se résigner. Impossible. Si au moins il s'était sacrifié pour quelque chose, si au moins ça avait servi à quelque chose. Pourtant, alors qu'il avançait d'un pas lent, encadré par deux gardes il ne pouvait s'empêcher de penser qu'il n'avait fait que tout gâcher. Les efforts et les sacrifices de sa sœur pour s'offrir une vie meilleure ainsi que sa propre vie. Les regrets de n'avoir pas assez vécu pour découvrir tout ce que le monde avait à lui offrir et les remords qu'il avait pour n'avoir pas fait plus confiance à sa sœur lorsqu'il en était encore temps n'empêchèrent pas Nora de gravir les marches menant à l'échafaud. Une première. Puis une autre. Neuf marches en tout avant d'atteindre sa funeste destination.  Le bourreau passa la corde autour du cou du condamné, puis la trappe se déroba sous ses pieds.

Et c'était fini. Ou  presque.

Alors que toute trace de vie s'était éteinte en lui, Nora ouvrit les yeux et vit son propre corps sans vie, suspendu devant lui. Et directement à sa droite, une silhouette imposante et vêtue d'une cape. L'ombre de son capuchon masquait son visage d'une façon particulièrement troublant et à ses cotés se trouvait un chien de la taille d'un veau, et au pelage noir comme l'encre duquel ne transparaissaient que deux yeux rouges et luisants comme des rubis.

« Nora... Ton heure est venue bien tôt. Mais rassure toi, ce n'est pas fini. »

La suite, vous la connaissez. Nora est devenu un ankou et il a laissé sa famille et toute sa vie derrière lui. Ca a été dur au début, très. A peine avait-il du subir sa propre mort, et tout abandonner qu'il devait aller à la rencontre des défunts et les amener à faire de même. Seulement, et heureusement pour lui, il a toujours très bien su s'adapter. Pour tout ce qui concernait la vie en dehors du désert, la technologie et le mode de vie des citadins ça n'a pris que quelques mois. En revanche, pour tout ce qui concernait son « travail » d'ankou... Souvent il a été tenté d'abandonner, d'essayer de mourir de bon pour cesser de voir dans les personnes qu'il fauchait le reflet de ses propres erreurs. Il n'y a jamais pu s'y résigner cela dit, trop convaincu du bien-fondé de son activité.

Le pire a été la première fois qu'il a du faucher un enfant. Il s'en souvient encore dans les moindres détails. Un garçon de 7 ans qui vivait dans une bourgade d'Orône avec ses parents et son petit frère. Issu d'une famille plutôt aisée, il occupait le lit du haut, et attendait la petite souris pour que celle ci vienne récupérer sa dent du devant tombée dans la journée. Nora eut donc à résoudre en premier lieu ce quiproquo. Après cela, il a du affronter son regard interrogateur et son incompréhension face à la fatalité. Puis les pleurs et les supplications. Il a du calmer le gaçon lorsque celui a essayé de le mordre de frustation, le rattraper lorsqu'il a essayé de fuir en se jetant par la fenêtre, essayer une fois de plus de lui expliquer pourquoi lui devait mourir si jeune et pas les autres alors qu'il n'avait lui même pas de réelle réponse à cette question ; et ce pendant près d'une heure et demie, avant qu'il ne s'enerve encore, se mette à pleurer, et ne finisse par s'endormir à l'aube.

Ensuite ? Et bien il ne s'est pas laissé abattre, si vous me pardonnez l'expression, puis il s'est efforcé de poursuivre sa tâche en cherchant lui même des réponses aux questions que pouvaient se poser les hommes au moment de passer de l'autre coté. Il n'y arrive pas toujours bien sûr, mais sa patience et la conviction qu'il a en sa tâche ne sont pas sans résultat.


♦ Age : 21 ans.
♦ Ton niveau rp : Variable. Je suis pas du genre à écrire des romans et mon inspiration est sinusoïdale, mais des fois j'écris des trucs jolis quand même.
♦ Es-tu un dc ? de qui ? : Négatif.
♦ TU nous as trouvé comment ? : C'est Amélia qui m'a mené vers vous, faites lui des bisous.
♦ Un mot? : Ben merci d'avoir lu ma fiche, c'est cool je te paierais un kébab un de ces jours bro'.
♦ Mot de passe? : J'aime les narvals. Code mangé par Amélia!!!
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Age : 19
Localisation : Laeticia Mae
Métiers : Bras droit d'Athéna, chef des troupes athéniennes et prêtresse vampire
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Haya Williams
Prêtresse des vampires
Jeu 24 Nov - 21:02
Bienvenue à toi officiellement petit Nora !
J'aime beaucoup ton avatar. ♥
En tout cas, si tu as la moindre question tu sais que nous sommes là. N'hésite surtout pas. :3
Et bonne chance pour la suite de ta fiche ! ♥

_________________

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Le mensonge est destruction.

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Dim 11 Déc - 1:17
Je te valide mon petit lama :3





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